Délégation de Service Public pour la crèche : notre position

Lors du Conseil Municipal du 23 juin 2009, L’équipe de Monsieur Saez votait le renouvellement du contrat d’objectifs avec l’A.D.R.E.V (Association pour le Développement et le Rayonnement de l’Enfance à Venelles) qui gère la crèche dans notre Commune mais pour 19 mois à compter du 1er janvier 2009 donc jusqu’au 31 juillet 2010.

Habituellement ces contrats d’objectifs sont de trois ans.

La majorité argumente cette décision par la volonté de faire une D.S.P (Délégation de Service Public) pour :

Le premier argument est faux : la Commune verse 230 000 euros de subvention mais l’A.D.R.E.V reverse 210 000 euros par an (vérifiable et vérifié avec le budget de l’A.D.R.E.V)

Le deuxième argument est faux : la situation de la commune avec l’A.D.R.E.V est non seulement légale mais encore préconisée par un texte ministériel, par des textes juridiques et par des études émanant d’institutions chargées de l’accueil de la petite enfance.

Venelles en Vie dénonce donc la position de l’équipe majoritaire vis à vis de cette Association gérée par des parents bénévoles, porteuse d’un projet sanitaire et pédagogique, qui, depuis de nombreuses années fournit aux Venellois, un service de haute qualité (repas biologiques, attention et hygiène apportées aux enfants…) pour un coût d’environ 20 000 euros par an pour la Commune. D’autant que ce type de structure est assujetti à des contrôles beaucoup plus stricts qu’une D.S.P.

Nous pensons qu’une Délégation de Service Public n’a aucun intérêt dans ce contexte.

S’agit-il alors, de la part de l’équipe de Monsieur Saez, d’une position dogmatique qui ne tient pas compte de l’intérêt public général ? Fait d’autant plus grave qu’il s’agit de jeunes enfants !

Evelyne Coursol pour Venelles en Vie le 7 février 2010

Venelles en Vie

5 Responses à “Délégation de Service Public pour la crèche : notre position”

  1. Los Endos - février 21st, 2010

    Vos explications sont justes et vous relevez bien les arguments d’en face.

    Vous oubliez simplement que nous sommes dirigés par des néolibéraux (dont beaucoup sont fonctionnaires ?..) Alors on privatise ! Nous disposons des preuves avec les “crises” récentes que ces idées ne fonctionnent pas, mais on s’enfonce, on enfonce le plus possible les citoyens et ils en redemandent…Alors !

    Une DSP, généralement est donnée par une collectivité à un professionnel du sujet, lorsqu’elle ne sait pas trop comment prendre un problème ou une charge.
    Là on ne sait pas trop.

    Il a été question d’une DSP au Parc Régional du Luberon pour la construction d’une chaudière à bois sur la commune d’Apt. Parce que les compétence techniques et financières n’étaient pas présentes sur la commune. Le parc a mis la partie restauration hôtellerie, de son château de Buoux en DSP par souci de tranquillité, pour se décharger sur un professionnel du tourisme d’un aspect qu’il ne maîtrisait pas complètement.

  2. eveleyne coursol - février 22nd, 2010

    complètement d’accord avec vous. Je rajouterai juste qu’en ce qui concerne la Crèche de Venelles, ce choix d’une DSP par l’équipe de Monsieur Saez interroge plus encore car il y a les compétences elles sont en place et donnent toute satisfaction depuis de nombreuses années, quant à l’aspect financier cette crèche ne coûte à la commune (je le répète) que 20 000euros pas an (environ). Alors ????

    Evelyne Coursol

  3. Claude Bouillet Venellois lambda - février 23rd, 2010

    Los Endos voit juste. Si la municipalité utilise la DSP c’est qu’elle ne sait pas se charger elle même de la gestion des structures d’accueils petite enfance. L’essentiel pour elle est d’évincer l’ADREV, héritage des prédécesseurs qui ont créé cette association lors de l’ouverture de la crèche Les P’tits loups en 1993.
    Une petite rectification au billet de Evelyne Coursol: Si l’ADREV perçevait effectivement 230.000 euros de subvention (jusqu’en 2008), elle n’en reversait pas 210.000 à la commune (cela n’aurait pas de sens de recevoir une subvention pour la restituer). Elle reversait 30.000 à 40.000 € environ de loyer pour les locaux communaux qu’elle occupait dans la mission qui lui étai confiée, plus les factures de “fluides” consommés. 170.000 € environ étaient reversés (depuis 17 ans) à la commune par la Caisse d’Allocations Familiales dans le cadre du Contrat Petite Enfance signé avec la CAF en 1991 par les élus précédents, pour les encourager aux efforts en faveur de la petite enfance et calculés en rapport des 230.000 euros de subvention. La Caisse d’Allocations Familiales participait en plus à presque 40% du coût de fonctionnement des établissements d’accueil, ce qui réduisait considérablement l’effort des parents usagers. Finalement cela revient au même, l’accueil de la petite enfance ne coûte pas bien cher à la commune et à ses contribuables, en regard des services rendus et des 25 emplois générés. Vu sur ce plan là la DSP ne réduira pas l’effort communal mais risque de l’accroitre en même temps que celui des usagers,avec probablement un appauvrissement de la qualité du service. Quel gâchis!

  4. eveleyne coursol - février 23rd, 2010

    oui quel gâchis ! Les précisions de Monsieur Bouillet sont totalement exactes et comme je l’écrivais par ailleurs totalement vérifiables ! Mais nous avons encore espoir et nous restons engagés et mobilisés en espérant que d’autres nous rejoindrons rapidement.

    Evelyne Coursol

  5. Claude Bouillet - mars 4th, 2010

    Une autre façon de faire la différence entre la gestion par DSP et la gestion appliquée jusqu’à présent par l’ADREV:
    Ayant été pendant 15 ans membre du conseil d’administration de l’association ADREV, je n’avais aucune connaissance dans l’accueil de l’Enfant dans un établissement d’accueil. Cependant l’observation attentive des professionnels dans ce domaine m’en a énormément appris sur le sujet. J’ai pu ainsi mesurer la qualité de l’accueil de l’Enfant dans ce type de fonctionnement. J’affirme avec force qu’à Venelles chaque enfant bénéficiait d’un accueil quasiment personnalisé prenant en considération son individualité tout en valorisant ses aptitudes. Tout était assuré par du personnel spécialisé (essentiellement féminin, conformément aux stéréotypes de notre société), consciencieux et d’autant plus motivé à exercer son métier avec passion qu’il appréciait la confiance qui lui était faite par le conseil d’adminstration de l’ADREV et l’autonomie qui lui était accordée. Les gestionnaires de l’association ne recevaient que des messages de satisfaction de la part des parents usagers. C’était leur principale récompense.

    Qu’en sera-t-il avec la DSP?
    On peut penser que cette DSP, faisant l’objet d’une offre de marché public, sera confiée (on devine laquelle) à une “usine” à garder les enfants.
    Certes cette “usine” saura organiser l’accueil des enfants en respectant les exigences minimum formulées par les instances qui accordent leur agrément. Elle aura aussi à prendre en considération les exigences de rémunération des capitaux investis par des actionnaires pour créer cette “usine”. Cette considération là sera même prioritaire et fera fi de tout autre considération de confiance aux professionnels et de leur autonomie de fonctionnement. Le climat de travail sera tout autre! C’est cela qui m’amène à dire quel gâchis!
    Espoir, engagement,mobilisation dites-vous Evelyne. Bien sûr il ne faut pas baisser les bras. Il faut inciter nos décideurs locaux à se libérer de leur dogme libéral pour ne considérer que l’intérêt général de leurs administrés . Leur faire comprendre que la matière confiée à “l’usine” est tout autre chose que du métal ou de la matière plastique pour fabriquer des ustensiles ménagers. Ce sont des enfants! Je crains fort que ce soit là une mission impossible, une action “Don Quichottesque” (voilà qu’à l’instar de personnages politiques connus je commets l’entorse sur le vocabulaire).
    Je crois que tous ceux qui œuvraient dans l’ADREV (souvent de simples parents usagers) ont déjà jeté l’éponge. S’ils étaient motivés dans leur bénévolat pour agir à faire de l’Enfant d’aujourd’hui l’adulte de demain, ils ne le sont pas pour entrer dans un conflit stérile à caractère politique.
    Alors je dis encore: Quel gâchis d’avoir casser cette dynamique!

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